BIOGRAPHIE 

Malika Zaïri

Auteur / Scénariste / Réalisatrice

Présidente & Fondatrice

1/ Malika, pouvez-vous, svp, nous faire en quelques mots et en quelques chiffres, une présentation de «l’INTERNATIONAL CHILDREN CARE FILM FESTIVAL ?

 

L’International Children Care Film Festival a pour objectif de sensibiliser et promouvoir la protection de l’enfance et de la jeunesse. Je l’ai créé en 2019 avec une première édition prévue initialement le  20, 21 et 22 novembre 2020. Avec la crise sanitaire, J’ai dû m’adapter et reporter mon festival au 28, 29 et 30 mai 2021. Initialement prévu en salles à Paris, je travaille actuellement sur un festival de plein air dans les Hauts de Seine pour maintenir absolument cette première édition en présentiel. Au regard de la thématique du festival, il est important pour moi que cette première édition se fasse en présence du public.

L’ICCFF c’est 655 films en lien avec la protection de l’enfance et la jeunesse reçus du Monde entier pour cette première édition (dans les trois genres : fiction, animation et documentaires et dans les formats courts et longs métrages).

 

2/ Quelle est la génèse de ce festival ?

 

Mon expérience à l’Aide Sociale à l’Enfance et celle dans le cinéma m’ont tout naturellement amenée à créer ce premier festival international du film de la protection de l’enfance, premier au Monde, dans son genre. Mais j’avoue aussi que mon histoire personnelle en a été aussi le moteur.

 

3/ La protection de l’enfance par et à travers l’image  va se traduire par quoi pour cette première édition et les suivantes ?

 

Des projections débats et des ateliers cinématographiques en lien avec la protection de l’enfance.

 

4/ Qu’est-ce que Le Festival et l’image peuvent, de concert, apporter à la protection de l’enfance ?

 

Sensibiliser et promouvoir la protection de l’enfance avec les mots n’est pas simple. Utiliser la culture, l’éducation à l’image et notamment le cinéma peuvent y contribuer grandement en ces temps du numérique. L’image est une force !

 

5/ Qu’attendez-vous de cette première édition ?

 

Mon objectif est de sensibiliser un maximum de public pour parler ouvertement de cette cause, encore trop souvent taboue.

 

6/ Qu’est-ce que le public peut attendre de cette première édition ?

 

Le festival est une manifestation cinématographique qui permet d’aborder un sujet qui nous concerne tous. Il peut être une source d’informations, de sensibilisation, et de prise de parole aussi.

 

7/ Trois jours peuvent-ils changer les regards et comment ?

 

Non. Trois jours sont insuffisants. C’est pourquoi j’ai créé la programmation « Hors les Murs » et la programmation « Caravane des films à l’étranger » pour étaler l’action du festival dans l’espace (sur l’ensemble du territoire national et à l’étranger) et dans le temps, toute l’année.

 

8/ Le Festival à déjà de nombreux partenaires. Qu’est-ce qui vous a semblé être le plus difficile à concrétiser dans ce beau projet ?

 

Ma réelle difficulté est ma recherche de financement. Tout le monde est prêt à s’associer et à défendre la cause mais les demandes de financements sont difficiles voire inexistants à ce jour. Je fais avec mes propres moyens et mon réseau. Un vrai combat au nom de la protection de l’enfance.

 

9/ Avez-vous une idée précise du chemin que peuvent continuer de parcourir les oeuvres présentées lors de ces trois jours ?

 

Oui, ils seront avec d’autres films proposés aux deux autres programmations « Hors les Murs » et « Caravane des films à l’étranger » en France et à l’étranger tout au long de l’année. Une vraie opportunité pour faire vivre ces films.

 

10/ Cherchez-vous des relais à ce rendez-vous ?

 

Oui, des relais partenaires à l’échelle locale et internationale pour étendre la voix de la protection de l’enfance au-delà de l’Ile de France qu’ils soient des associations ou des institutions. Le but étant d’organiser des projections débats en lien avec la protection de l’enfance à l’échelle locale sur l’ensemble de la France. Un vrai challenge !

 

11/ Votre association Blesh Production a pour objet la promotion et le développement d'actions culturelles et sociales essentiellement axées autour de l'audiovisuel. Ce festival, c’est le Graal, un aboutissement ou la porte ouverte à une résilience collective contre l’innocence en danger ?

 

Ce festival est l’aboutissement naturel des actions menées dans le cadre de mon association. Mais c’est vrai, il est aussi  la porte ouverte à une résilience personnelle et collective.

 

Résilience personnelle car je me suis engagée personnellement à créer ce festival au regard de ma propre histoire, résilience personnelle aussi pour certains scénaristes qui écrivent des scénario parfois autobiographiques.

 

Résilience collective aussi car la réalisation d’un film c’est aussi un travail de toute une équipe engagée, réalisateurs, producteurs engagés pour parler de cette cause à travers l’image.

 

Puis par ce festival qui regroupe ces films venus du monde entier, je leur permets d’être vus par le plus grand nombre et donc  d’étendre cette résilience aux autres, la rendant collective à l’échelle nationale et internationale.

 

Malika Zairi est une réalisatrice franco-marocaine qui a grandi à Aubervilliers.  Travailleuse sociale de formation, elle a exercé ses missions pendant plus d’une quinzaine d’années dans les secteurs de la Protection Maternelle et Infantile, les services sociaux et l’Aide sociale à l’Enfance. C’est la schizophrénie de son frère qui la pousse à parler de cette maladie en image. Ainsi en 2015, en autodidacte, elle écrit, réalise et autoproduit sans trop se poser de question, son premier court métrage « D’un monde à l’autre ».  L’expérience la pousse à continuer dans cette voie et Malika réalise et autoproduit deux autres courts métrages en 2017 et 2018 : « Mohamed, le Prénom » et « Assia ». Elle décide alors de les distribuer elle-même en festivals et rapidement elle se familiarise à la distribution et ses films sont sélectionnés et font le tour de très nombreux festivals internationaux et y remportent de nombreux prix.

 

Dans le cadre de ces festivals, Malika participe à de nombreux ateliers et conférences et est invitée à intégrer de nombreux jury de festivals internationaux en tant que présidente de jury. Aux Rencontres du Film Court de Madagascar elle participe à un atelier avec des étudiants malgaches dont l’objectif est de faire un film en 3 jours avec rien mais bien. Elle réalise alors « La corde au cou » un docu-fiction qui aborde le thème de la prostitution des mineurs. Son film posté sur Youtube fait très rapidement près de 700 000 vues et très vite, elle est invitée par de nombreux festivals internationaux à tenir des ateliers cinématographiques.

 

Elle décroche en 2017, sa carte de réalisatrice marocaine remise par le Centre Cinématographique Marocain de Rabat.

 

Ainsi, Malika ZAIRI se familiarise avec l’environnement des festivals et avec sa double expérience du social et du cinéma, c’est presque naturellement qu’elle créée le premier festival international du film de la protection de l’enfance, une première dans son genre au Monde.

 

Bien qu’autodidacte, Malika ZAIRI décide de se professionnaliser en suivant plusieurs formations cinématographiques : l’écriture, la réalisation et la direction d’acteurs au sein du CEFPF à Paris en 2019 et 2020.

 

Elle décroche en 2019 un premier contrat professionnel avec l’entreprise Isosign et réalise ainsi son premier film d’entreprise.

 

Enfin, pour mener à bien son projet de premier long métrage social « Femmes », Malika ZAIRI intègre  de nombreuses résidences d’écriture au Maroc. La réalisation de son film est prévu au Maroc en 2023. Il abordera à travers l’histoire d’une femme exclue de sa famille et de la société, la la résilience.

 

La protection de l'enfance par et à travers l'image !

INTERVIEW

Les premiers mots d'Enora Malagré,

Marraine du festival ....