NT, Agent littéraire, Conseiller

Le billet Pro 

Un conseiller-agent littéraire : Pour qui ? Pour quoi ?

 

J’ai joué ce rôle auprès d’un ami auteur durant des mois et petit à petit je me suis vraiment piquée au jeu. J’ai alors commencé à réfléchir à l’idée d’en faire une réelle activité. C’est lors du premier confinement que j’ai longuement pensé ce projet et que j’ai contacté des agents littéraires très connus sur le marché. Ils m’ont tous répondu gentiment et m’ont vraiment conforté dans l’idée de tenter l’expérience.

 

Il y a des tas de façons d’être agent littéraire et j’ai essayé de proposer des missions qui me ressemblent.

 

De l’amélioration du manuscrit, à la recherche d’un éditeur ou au suivi de la promotion du roman, ils s’en passent des semaines avec l’auteur. Développer un vrai climat de confiance est donc primordial.

Être conseiller-agent littéraire c’est être, à la fois, coach, nounou, être à l’écoute des doutes qui assaillent forcément l’auteur et trouver très vite les mots pour le ou la rassurer. Par moment, cela peut faire quelques étincelles, mais aussi de très beaux échanges. Finalement la relation agent littéraire/auteur c’est un peu comme un vieux couple !!

En tout état de cause c’est l’auteur(e) qui décide de prendre en compte ou pas les modifications suggérées. Je ne fais rien sans l’auteur(e) mais avec lui. Je trouve bien plus efficace de « faire avec » plutôt qu’« à la place de ». Que je sois d’accord ou pas, importe peu. Je défends la version que l’auteur valide en dernier lieu.

 

Je pense surtout qu’avoir un agent littéraire permet à l’auteur(e) de pouvoir vraiment se concentrer sur l’écriture et ne pas se soucier de tout ce qui gravite autour. La femme de l’ombre que je suis, œuvre et la réussite appartient à celui ou celle qui a couché les mots sur le papier des mois durant.

 

Depuis fin novembre l’aventure est belle et j’espère qu’elle continuera à l’être pour mes protégé(e)s et pour moi.

Révélation

Le mot de Christian Guillerme ( Auteur )

 

Comme le dit Nelly, au départ c’était juste un jeu qui remontait déjà à quelques années lorsque nous avons fait connaissance sur un petit groupe Facebook, les surnoms « poulain » et « agent » sont venus naturellement et pour le fun.

 

J’ai décidé à un moment donné de faire basculer cette relation virtuelle à réelle lorsque je me suis mis en tête de chercher une nouvelle maison d’édition pour mon 1er roman « La corde de mi ».

 

Le deal était simple, m’en trouver une, et puisqu’elle désirait se lancer dans ce rôle, autant qu’elle le fasse avec quelqu’un qu’elle connaissait bien et dont elle appréciait les écrits.

C’est comme ça que c’est venu, aussi naturellement.

J’apprécie sa démarche, qui est celle d’une « accompagnante », elle conseille mais n’impose jamais et laisse l’auteur décider au final. Le grand plus de Nelly, c’est qu’elle écrit également et sait donc comment fonctionne les auteurs.